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Les écrans dans le jeu offensif 21/03/2003 Par Dric
Le bloc ou écran est un des éléments les plus importants du jeu collectif sans ballon. Il permet une multitude de combinaisons offensives et s'adapte à toutes les formes de jeu, du 2x2 de streetball au 5x5 de compétition, du principe basic de jeu aux systèmes des plus complexes. Nous ferons la distinction entre le poseur et le bénéficiaire du bloc. Puis entre les différents types de blocs.
Le poseur : poser un bon bloc !
Le principe, c'est de comprendre qu'il ne faut pas aller directement au contact. On "pose" le bloc à environ 1 m du défenseur et on attend le contact. Cela permet de ne pas faire faute (le règlement dit que lors d'un écran dans le dos, le défenseur doit pouvoir avoir le temps de se retourner) et surtout, le contact va surprendre le défenseur et nous donner un temps d'avance sur lui. Si on vient directement au contact, le défenseur sent la présence du poseur, l'anticipe et le bloc est beaucoup moins efficace. Sur la position du poseur, on veillera à rester dans son cylindre (pas de coudes en avant mais bien collés à la poitrine, les pieds écartés de la largeur des épaules...) et à ne pas bouger lors du contact (ni vers l'avant, ni sur le côté)
Le joueur à qui on fait le bloc :
C'est donc à lui d'emmener son défenseur dans le bloc et non au poseur de venir au défenseur. Le plus efficace, c'est de faire une feinte de départ à l'opposé et faire un cross ou un reverse pour changer de direction, raser l'épaule du poseur et scotcher son défenseur dans le bloc.
Les petits gestes qui font la différence :
Ne pas regarder le poseur arriver mais au contraire regarder à l'opposé ou loin devant soi, comme si on cherchait à faire une passe (permet de garder l'effet de surprise du bloc), bien raser l'épaule du poseur (de façon à ne laisser aucune chance au défenseur de surpasser l'écran), accélérer quand on est au niveau du poseur (permet de garder le temps d'avance sur le défenseur et prendre de vitesse l'aide défensive), s'adapter à la réaction du défenseur. Sur ce dernier point, on pourrait en faire toute une page. Alors on va juste voir les grandes lignes. Si le défenseur évite le bloc en passant par dessous (derrière le poseur), on "flair". C'est a dire qu'on recule en gardant le poseur entre nous et le défenseur (on peut alors prendre un tir pénard). Si le défenseur surpasse (par dessus, entre nous et le poseur), on change de direction et on reprend le bloc dans l'autre sens. Si le défenseur suit (derrière nous), on "curl". On fait le tour du bloc et le poseur change l'orientation de son bloc. Etc.
Les différents types de blocs :
Ils peuvent être aveugles (dans le dos du défenseur), latéraux (de gauche à droite et vis versa), horizontaux (de haut en bas et inversement) ou croisés (du poste bas à droite au poste haut a gauche, etc). Directs (sur porteur de balle) ou indirects (sur non porteur). Côté ballon ou à l'opposé. Doublés et même voir triplés (3 blocs de suite pour le shooteur maison !). Mais il y a surtout le "pick and roll". C'est un truc tout con mais d'une efficacité ! Il s'agit juste pour le poseur de faire un bloc "classique" et d'enrouler vers le cercle après le contact. Cela permet, en cas de changement de défenseur, d'être tout de suite démarqué (le joueur bloqué n'est plus entre le cercle et le poseur) et de réaliser un simple passe et va. Ce type de bloc est devenu la base de la plupart des systèmes de jeu, tous niveaux confondus. On fait souvent faire ce type d'écran aux intérieurs pour qu'après le changement de défenseur, le mec de 2 m se retrouve face au meneur adversaire (et crac ! in your face). Vous retrouverez tous les articles "Fondamentaux" sur http://www.basketsession.com BasketSession.com REVERSE magazine
Date de création : 06/08/2006 : 19:03
Dernière modification : 07/08/2006 : 18:48
Catégorie : Les fondamentaux
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